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Théologie

Je me suis plongé dans la  Théologie, à la recherche de Dieu, car ma vie est devenue plus difficile !..*

 

* « Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,33-34))

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Réflexions  de Théologie

  1. Parmi les matières enseignées à l’université, la théologie chrétienne fait exception ou irruption dans plusieurs sens.

10 décembre 2011

La théologie est une matière en vogue dans le monde universitaire, en ce début de XXI° siècle. Nous nous proposons donc d’essayer dans une première partie  de resituer la théologie dans les matières scientifiques et  de rappeler l’histoire de cet enseignement, et dans une deuxième partie d’ébaucher le fonctionnement de cette discipline.

1 – La théologie chrétienne à l’université.

Les matières enseignées à l’université, sont littéraires ou scientifiques,

Détaillons donc les matières scientifiques enseignées à l’université : les sciences naturelles et les sciences humaines.

– Les sciences naturelles désignent l’ensemble des sciences de la nature (sciences de la vie, écosystème), auxquelles on peut raccrocher toutes les autres sciences biologiques (sciences du vivant, et aussi médecine et pharmacie), et surtout les autres sciences dites « exactes » comme les mathématiques et la physique.

Ce sont, pour la plupart, des sciences dites expérimentales.

– Par ailleurs, il existe aussi les sciences humaines, qui sont essentielles pour chercher à comprendre l’être humain, sa place dans la société et dans son environnement.

Par sciences humaines et sociales, on entend en général un ensemble de disciplines diverses et hétérogènes, par exemple la sociologie, l’économie, les sciences politiques, le droit, mais aussi les classiques matières littéraires : la psychologie, l’histoire et la géographie, l’art, la littérature, et bien sûr, la philosophie.

La théologie peut logiquement être affiliée aux sciences humaines, dans les cas où elle répond, en étant étroitement liée à la philosophie, à des questions en rapport avec le monde « profane ».

La théologie comporte aussi, bien sûr,  tous ses aspects fondamentaux qui relèvent de la foi et qui ne sont pas profanes.

Après avoir resitué la théologie dans les disciplines scientifiques, nous pouvons approcher  l’histoire de la théologie dans les universités.

Il faut noter que les premières facultés qui se sont ouvertes en France et dans les autres pays chrétiens d’Europe, au XII° siècle, étaient des facultés de théologie[1].

En effet, La théologie était la clef du savoir jusqu’à la fin du moyen-âge.

A cette époque, le savoir était synonyme de sagesse.

Puis, peu à peu, la théologie a laissé la place à d’autres sciences, et le monde universitaire s’est divisé entre le savoir et le croire.

Historiquement, la Renaissance est l’époque de la révolution scientifique, qui survint pour des causes multiples.

Deux causes principales en sont l’arrivée du papier (venant de Chine) au milieu du XIV° et l’invention de l’imprimerie en 1453, qui ont permis la diffusion de la connaissance (de la  science).

Cette révolution se poursuit par la découverte de l’héliocentrisme par  Copernic (1530)  qui vient bousculer l’équilibre de l’univers chrétien géocentrique de l’époque.

La théologie a donc perdu peu à peu sa place prépondérante à l’université.

Les philosophes du siècle des lumières ont ensuite démontré toute la pertinence des sciences, et ont exagéré encore l’écart entre le « savoir » et le « croire », au profit du premier.

Puis, la révolution française a voulu écarter le peuple de sa foi « naïve » en Dieu, et la nouvelle ère de l’industrialisation du XIX° siècle a favorisé la genèse du matérialisme : cette évolution de la culture de toute la société occidentale a augmenté encore cette domination de la science sur  toute réflexion relative à la foi.

Il faut attendre la fin du XX° siècle, pour que le monde se replonge dans un univers spirituel, et que la foi reprenne une place dans les universités.

« Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas »

Cette citation, attribuée à tort à André Malraux, dans les années 50, indiquait que la spiritualité redevenait une nécessité pour le monde.

Ce pourrait être en fait une citation non littérale de ce propos authentique : « Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu’ait connue l’humanité, va être d’y réintégrer les dieux »[2]

 

Si  d’autres pays occidentaux sont ouverts à la place de la théologie dans l’université (Allemagne, Suisse, canada), c’est plus difficile à imaginer dans notre pays : dans cette France très laïque par choix politique, la théologie est cependant enseignée dans les universités catholiques, mais aussi dans des universités laïques comme Strasbourg et Metz : Il y a même deux facultés de théologie à Strasbourg, (catholique et protestante), mais ce sont les régions « concordataires ».

En effet, la France a fait le choix important de la laïcité en 1905, après des années de conflits entre cléricaux et anticléricaux : le résultat est la  » loi de séparation de l’église et de l’état « , et il n’est pas légal d’aborder les questions religieuses dans le monde public, et notamment  universitaire.

C’est l’avantage de l’Alsace et de la Lorraine : ces régions ne sont pas concernées par la loi de 1905, donc restent sous le régime du Concordat de 1801, signé entre le Premier Consul et le pape Pie VII.

Début XXI° siècle, on constate donc le « retour » de la théologie dans le monde universitaire et de ce fait on peut  dire que la théologie fait  irruption parmi les matières enseignées à l’université du monde occidental

La théologie chrétienne fait aussi exception  dans les matières de l’université, car elle implique la foi en Dieu, ce qui la démarque des autres sciences souvent expérimentales.

Le pape, Benoît XVI, disait dans son discours de Ratisbonne, en 2006[3] :

« La théologie appartient à l’université non seulement comme discipline relevant de l’histoire et des sciences humaines, mais comme spécifiquement théologique, comme question sur les raisons de la foi, et à son large dialogue avec les sciences »

Il est vraiment exceptionnel et original de voir une matière scientifique enseignée à l’université, et qui relève de la foi, c’est-à-dire qui repose entièrement sur un principe de  base : « croire en Dieu », sachant que le verbe « croire »,  si important pour les chrétiens est devenu un mot avec une connotation de doute dans le langage courant.

C’est pour cette particularité importante (« croire en Dieu »), que la théologie fait exception parmi les autres matières universitaires de sciences humaines.

2 – le fonctionnement de la théologie

La théologie est donc une discipline scientifique qui est l’étude de la foi.

La théologie chrétienne concerne donc au moins 2 milliards de croyants sur la terre : Cette réflexion sur la croyance particulière en notre Dieu trinitaire tient donc un place importante et c’est par conséquent  suffisamment important pour être une matière fondamentale de la vie dans notre société, et donc pour qu’il s’agisse d’une discipline enseignée à l’université.

Il faut aussi rappeler que la théologie concerne aussi les autres religions, et notamment l’Islam qui compte 1 milliard de croyants.

La théologie est donc une réflexion scientifique sur la croyance : on cherche à comprendre le symbole de la foi, comme on cherche à comprendre une œuvre d’art.

Il faut aussi, et c’est important, que la théologie puisse étudier cette part interne de la foi qui ne colle pas aux énoncés et pratiques de la foi considérés comme évidences.

La théologie, implique une assise dans la croyance.

Pour pouvoir étudier sa foi, il faut savoir se mettre « à distance »

Il faut être capable d’interpréter le monde à partir d’une dimension supérieure

Le croyant doit donc se mettre à distance de sa croyance

Il est nécessaire de poser des questions élémentaires :

–          pourquoi croire ?

–          A quoi nous amène de croire ?

–          Comment évaluer ses conséquences ?

* Pourquoi croire ?

La foi est basée sur l’acte de croire,  ce qui signifie faire confiance (Croire = cor dare : donner son cœur)

L’homme ne peut pas exister s’il ne fait pas confiance : il doit croire en ce que lui disent les autres et il doit croire en lui-même.

Dès l’enfance, l’individu rencontre des frustrations, il doit donc croire aveuglément pour pouvoir vivre

La théologie analyse donc les conditions de la croyance.

Un autre aspect est l’étude des attitudes.

De fait, pour pouvoir vivre, il faut adopter des attitudes

Donner un sens à ses actes, donner un sens à sa vie : la fin justifie les moyens

Le sens donné à ses attitudes de vie justifie les actes de la vie

Une première conclusion de l’étude en théologie est donc que croire est  vital (croire en les autres et croire en soi), et qu’il est essentiel de donner un sens à ses actes  dans la vie.

Dieu est une réponse à ces 2 conditions existentielles: c’est la foi en Dieu, qui donne un sens à notre vie.

* A quoi nous amène de croire ?

Avoir la foi va provoquer un tournant dans la vie : Croire en Christ, implique un retournement de la personne humaine

C’est la foi dans le Christ : le fils de Dieu envoyé sur terre pour annoncer la bonne nouvelle de la vie éternelle, et pour nous racheter de nos péchés.

Dieu nous envoie son fils pour nous révéler tout son amour pour nous, pour répondre au message de l’ancienne alliance, et nous proposer un nouveau sens à notre vie.

La théologie étudie aussi  le contenu de la foi ; saint Augustin proposait dans le « De La Trinité »[4] :

–          la foi de ce qui est cru : fides qua creditur

–          la foi par lequel on croit : fides quae creditur

La fides quae est la foi que professe l’Eglise en vertu de la Révélation dont elle naît et de la tradition qui la porte : on peut parler du caractère objectif de la foi.

La fides qua est la manière par laquelle un sujet répond, par sa propre foi, à l’appel de Dieu : elle inclut la dimension personnelle de l’acte de foi. (subjectif)

* comment évaluer ses conséquences ?

La théologie se doit enfin d’étudier les conséquences de la foi :

il est essentiel que le chrétien mette en application le message positif de la foi : c’est le passage de la foi à la raison.

La foi  doit permettre l’ouverture au monde : le discours sur Dieu ne doit pas rester enfermé à l’intérieur du cercle des seuls croyants, en un domaine réservé.

Et  c’est pour cela que l’ouverture au prochain est une étape importante ; c’est  un des messages essentiels du nouveau testament.

Le Chrétien doit  mettre sa foi en application : « Soyez toujours prêts à justifier votre espérance devant tout ceux qui vous en demandent compte. » [5]

La théologie permet de rappeler que la foi, c’est l’amour de Dieu et l’amour du prochain[6].

En conclusion,

La théologie est la science qui permet d’étudier la spiritualité dans la société.

Notre époque connaît un regain important de spiritualité.

On peut le constater, avec le succès du film ‘Des Hommes et des Dieux » à la fin de l’année 2010 : dans notre société occidentale permissive, les hommes cherchent le  sens de leur vie, et ne sont certainement pas insensibles à la méditation et à la spiritualité.

Cette crise des valeurs morales de notre société occidentale coïncide avec l’arrivée  progressive des musulmans ; les occidentaux ressentent de plus en plus le vide spirituel de leur société, face à la foi des musulmans.

Il est donc essentiel que les chrétiens soient présents pour s’ouvrir aux autres et tendre la main, tout en restant plus fort dans leur foi envers notre Dieu trinitaire.

Par ailleurs, pendant quatre siècles, les sciences ont occupé progressivement une place prépondérante, et le « savoir » domine actuellement  le « croire » dans l’esprit de notre société.

Mais,  les scientifiques découvrent les limites de certaines sciences[7], tandis que le « croire en Dieu » demeure infini, si bien que les intellectuels peuvent se poser la question  si on ne va pas voir  un peu se rééquilibrer la part du « croire » face à  la part du « savoir ».

C’est pour cela que la théologie est une discipline qui a plus que jamais,  toute sa place dans les disciplines universitaires.


[1] Histoire des universités Paris : PUF, 1994. (Que sais-je ; 391)

[2] « L’homme et le fantôme », dans L’Express du 21 mai 1955  & « Malraux nous dit », dans Preuve, n° 49, mai 1955

[3] Texte du discours de Benoît XVI à Ratisbonne : « Souvenirs et Réflexions » 17/9/2006

[4]  Saint AUGUSTIN, De Trinitate, 13,2

[5] 1 Pierre 3 :15

[6]   Marc 12,28-34.

[7]  B.d’ESPAGNAT, La matière : la révolution quantique ,Le Monde des Religions 01/2010, p.22

 

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2  –  Avons-nous raison(s) de faire confiance ?

Janvier 2012

La confiance est indispensable pour vivre.

Nous nous proposons  d’exposer d’aborder les principales raisons qui expliquent le rôle essentiel de la confiance dans la vie de notre société ; puis après un passage sur la confiance vue par les évangiles, nous insisterons sur le message de Jean-Paul II, qui nous recommandait d’avoir confiance en l’avenir.

Les synonymes du mot confiance permettent de bien  comprendre toute la subtilité de ce mot.

Voici une liste de synonymes que l’on trouve dans « l’encyclopédie de l’internaute » :

–         La foi : c’est certainement le mot synonyme le plus fort, mais ce n’est pas étonnant car « la confiance » est quasiment le même mot que « croire », et nous sommes complètement dans cette dynamique de la foi.

–         L’espérance : c’est l’aspect optimiste de ce mot magique : »la confiance », c’est l’espérance d’une vie meilleure, d’un monde meilleur.

–         L’assurance : la confiance vous donne l’assurance pour accomplir les actes de la vie, même les actes rébarbatifs ou difficiles.

–         Le crédit : c’est la confiance qu’on accorde aux autres ou à ce que nous disent les autres : donner du crédit à telle personne ou à telle chose.

–         La sécurité : il est vrai que dans la confiance, on trouve la sécurité.

–         l’aplomb : quand on est en confiance, on est solidement calé dans la vie pour pouvoir affronter toutes les situations. Les géomètres disent « calé comme un géothéodolite » ce qui permet d’assurer toutes les mesures avec efficacité.

Dans le déroulement de la vie, voyons comme cette notion de confiance est fondamentale.

L’enfant, dès son éveil à la vie, n’est que confiance envers ses parents,

Il suffit de penser au bébé heureux qui gazouille dans les bras de sa mère, puis d’imaginer son bonheur à chaque tétée ou biberon, et cette confiance qu’il va découvrir à l’occasion du sevrage, confiance totale envers cette nouvelle nourriture que sa mère va lui donner.[1]

« Toute relation entre un bébé, sa mère et son père, est basée dès la naissance sur la confiance, une confiance absolue. »[2]

Les parents donnent à leur enfant amour et sécurité.

Ce rapport avec ses parents va conditionner l’enfant pour la vie : il aura confiance dans la vie et dans les gens, s’il a toujours été en sécurité.

Mais, ce sera différent, s’il a été déçu ou trahi par ses parents, ou bien s’il les a entendus douter ou se méfier des autres.

Si les parents expriment sans cesse leur méfiance vis-à-vis des autres, leur appréhension envers ce qu’ils ne connaissent pas, s’ils mettent sans arrêt l’enfant en garde, lui aussi adoptera un comportement suspicieux par rapport aux autres.

Les enfants doivent cependant apprendre aussi à se méfier, à se montrer prudent, mais sans exagération, car le risque, plus tard, c’est bien évidemment de se faire abuser, tromper, exploiter.

Un excès de confiance confine à la naïveté, au manque de réalisme, et génère le plus souvent de lourdes déceptions. Et la personne déçue a toutes les chances de basculer dans l’excès inverse, et de devenir terriblement méfiant envers tout le monde.

Le propre des méfiants, c’est aussi d’interpréter de façon négative les attitudes, les paroles ou les actions d’autrui.

Après l’enfance, notre chemin dans la vie continue, et qui est basé sur la confiance.

Lorsque le professeur nous fait un cours de mathématiques ou d’histoire, nous ne pensons même pas à contester le message, nous y croyons et nous le mémorisons.

Plus tard, quand nous faisons nos courses, nous ne vérifions pas le poids, ni la composition des produits : la vie est vraiment plus simple, tant que l’on fait confiance aux autres.

Imaginez, lorsque vous êtes en voiture, vous faites forcément confiance aux autres, et cela vous permet de franchir les feux verts avec sérénité, sinon, la vie devient infernale, et si l’on doute et si l’on a peur, il n’est même plus question de prendre le volant

L’adolescent, honoré par la confiance qu’on lui accorde, se responsabilise.

Le salarié, reconnu, travaillera mieux.

La faute pardonnée sera plus vite oubliée.

On s’aperçoit cependant que l’on fait une hiérarchie dans les confiances que l’on accorde aux gens, selon ce qu’ils viennent nous demander.

Mais, il faut être bien conscient que l’autre sera valorisé par la confiance qu’on lui accorde, et nous-mêmes sommes valorisés par la confiance que l’on nous accorde.

Goethe disait « Si vous avez confiance en vous-mêmes, vous inspirerez confiance aux autres »

C’est donc sur ce point de la réciprocité que l’on réalise que la bonne marche en avant de la vie est basée sur la confiance, et sur cette interaction des rapports entre les individus.

A ce sujet, La Boétie précisait « Vous ne faites pas confiance ? On ne vous fera pas confiance.. »

De cette interaction de confiance, dépend la confiance en Soi, tellement essentielle pour pouvoir avancer dans la vie.

Il y a  un point qui m’intéresse particulièrement, c’est le regard des gens : ceux qui vous regardent droits dans les yeux, et à qui on a envie d’accorder notre confiance.

Dès l’enfance, il est si beau le regard de confiance d’un bébé, quand vous venez le chercher à la garderie, ou quand vous lui apportez son repas, il vous regarde si franchement, et ses yeux sont pleins d’amour.

Je pense que nous le regardons de la même façon.

Mais, dans ce « regard de la confiance », bien sûr, il y a des pièges !

–         les timides qui n’osent pas vous regarder en face, et qui sont dignes de confiance

–         A l’opposé, les escrocs, qui vous arnaqueront avec un regard bien droit dans les yeux, et pourtant, à qui on est prêt à tout donner.

Le regard de la franchise ? Il faut certainement avoir un répertoire de questions précises qui permettent de vérifier à qui l’on a affaire.

La confiance n’est donc pas une affaire de tout ou rien. Elle doit être accordée en fonction des personnes et des circonstances.

Eventuellement, on ne fait pas confiance à une personne dans tous les domaines.

Il est difficile de parler de la confiance, comme essence même de la vie, sans parler de la foi en Dieu

Jésus nous appelle dans cette confiance absolue :

« Ayez confiance en Dieu, et ayez aussi confiance en moi »[3]

Jésus nous reproche notre pessimisme :

« comme votre confiance en Lui est faible »[4]

Lorsque Jésus calme la fureur des éléments de la tempête sur le bateau des pêcheurs du lac, il dit encore « Pourquoi avoir peur ? comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? »[5]

Cet Evangile de la tempête apaisée évoque bien sûr le célèbre message de Jean-Paul II, place Saint-Pierre[6].

 « n’ayez pas peur ! »

Sans aucun doute, ces trois premiers mots sont ceux qui, au-delà même des fidèles catholiques, ont marqué tous les contemporains du pape polonais, hommes politiques, responsables économiques, intellectuels de tout bord.

Notre bienheureux pape inaugurait ainsi son pontificat, en nous demandant d’espérer, d’avoir confiance dans la vie.

Ces mots du pape sont un message pour tout le monde, croyants et non croyants, hier comme aujourd’hui.

C’était un message extraordinaire, et on ne peut s’empêcher d’y voir des implications géopolitiques.

Romano Prodi précisait : « aujourd’hui, le problème de l’Europe, c’est justement la peur ! la peur de l’avenir, la peur des immigrés, la peur de perdre son identité et ses richesses »[7]

Mais, ce n’est pas seulement le problème des européens, c’est aussi le problème des magrébins qui voient affluer les migrants africains, le problème des Etats-Unis d’Amérique envahis par les mexicains…

Le monde entier est en perpétuelle mutation, et tous les peuples du monde doivent accueillir tous ces changements avec confiance.

Plus récemment, à propos des révoltes du printemps arabe, un commentateur déclarait « Bizarrement, le message de Jean-Paul II s’est déplacé en terre d’Islam »[8]

Ne pas avoir peur, avoir confiance : de quoi faire bouger le monde.

D’un côté, nous avons des vieux pays qui se réfugient dans le communautarisme et les discours xénophobes, étouffé par la tentation du « repli sur soi » et la peur de perdre leurs avantages, de l’autre côté, des miséreux qui n’ont plus rien à perdre, qui n’ont plus peur, et qui avancent dans l’espoir.

Nous pouvons citer le score du moral très pessimiste des français, tant dans l’enquête Gallup international 2011 (score : -79 pour un moyenne mondiale à -3) que pour le baromètre IPSOS 2011, alors que par ailleurs les mêmes français estiment avoir de bonnes conditions de vie  (indice INSEE à 7.3/10), illustrant parfaitement la caricature d’une population occidentale avec de bonnes conditions de vie, mais qui a peur de l’avenir : manque total de confiance.

«  La culture de l’espoir est davantage à chercher aujourd’hui dans l’énergie des brésiliens, dans la confiance historique des chinois en eux (portés pas leur croissance économique) mais aussi la Pologne en Europe (un peuple qui a confiance en lui)[9] »

Eric Tabarly disait : « La confiance est un élément majeur : sans elle, aucun projet n’aboutit »

La confiance en la vie, la confiance en l’avenir : cela débouche sur l’espoir, l’espoir de faire bouger et avancer la monde.

En conclusion

L’Evangile de « la tempête apaisée » nous permet de faire le parallèle avec les tempêtes que l’on rencontre dans la vie, nous recommande de ne pas avoir peur : confiance, espérance, foi totale et absolue.

La confiance est l’essence même de la vie : chaque homme pour vivre doit faire confiance aux autres, mais  il a aussi besoin de la confiance des autres.

La confiance en la vie, l’espoir donne un sens à la vie.

Dieu peut donner un sens important à la vie : il suffit d’avoir confiance.

La confiance en la vie, la confiance en l’avenir : cela débouche sur l’espoir, l’espoir dans ce monde qui bouge.

Montherlant disait : « la confiance est une des possibilités divines de l’homme ».

Nous avons raison de faire confiance : avec la foi et la confiance, on peut faire bouger des montagne


[1] Erik Erikson : les stades de la psychanalyse freudienne

[2] Josiane de Saint-Paul, institut Français de Neuro-linguistique (www.ifpnl.fr)

[3] Jean 14

[4] Luc 12

[5] Marc 4 :35-41

[6] 22 octobre 1978

[7] R.Prodi, ancien président de la Commission Européenne et ancien chef du gouvernement italien (La Croix)

[8] Dominique Moïsi, conseiller spécial à l’Institut Français des Relations Internationales.

[9] Bernard Gorce et Sébastien Maillard, La Croix.com (20/4/2011)

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Très tôt, les pères de l’Eglise ont repris de manière innovante

la foi en Dieu le Créateur.

L’accomplissement de la Création dans la figure de Christ

et les débats avec leur environnement culturel

les conduit à reconfigurer cette foi sous différents angles.

 

Dans ce sens, résumez en cinq pages les étapes majeurs de la réflexion dogmatique sur l’acte de création jusqu’au concile de Latran 1215.

15 décembre 2012

Introduction

Le dogme de la Création concerne les fondements mêmes de la vie humaine et chrétienne, car la question de notre origine est inséparable de la question de notre fin, questions décisives pour les sens et l’orientation de notre vie et notre agir.[1]

Les commentaires chrétiens sur la création sont le fruit d’une réflexion théologique profonde, qui ont permis de bien définir nos croyances en ce domaine, et qui ont été écrites par les Pères de l’Eglise, à l’occasion des confrontations permanente aux idées et aux philosophies des époques traversées.

Déjà, avant l’avènement de Jésus-Christ sur terre, la théologie de la Création s’était forgée en face d’autres mythes, croyances ou idées.

Ainsi, dans l’Ancien Testament, les Javistes ont écrit le deuxième récit de la Genèse, avec le jardin d’Eden, et la chute de l’homme (le péché originel) comme une version propre au peuple élu, et qui permettait alors de différencier leur croyance des mythologies de cette époque.

Et la confrontation culturelle est encore plus flagrante pour la première partie de la genèse qui a été écrite beaucoup plus tard par les prêtres juifs lors de l’exil à Babylone, et qui est un véritable chant de louange du Dieu Créateur, pour se démarquer du chant à Mardouk, dieu des Babyloniens.

La venue du Christ sur la terre va relancer les réflexions théologiques sur la création, d’une part parce que Jésus a fait découvrir la rédemption, et d’autre part, parce que peu à peu on va comprendre et redéfinir le rôle de la Sainte Trinité dans la création.

La religion chrétienne  qui se répand rapidement dans l’Empire Romain dès le 1° siècle, provoque inévitablement la confrontation de la théologie chrétienne avec les philosophies grecques, et avec les hérésies et les idées de la capitale du monde d’alors.

Ce sont les premiers siècles après la venue de Jésus sur terre qui seront les plus riches en réflexions, avant que les différentes idées soient inscrites solidement dans le dogme.

A partir des premiers textes de la création dans l’Ancien Testament,  et de la confrontation aux réflexions philosophiques de la Grèce antique, nous allons essayer de retracer le parcours des pensées et réflexions théologiques au cours du premier millénaire.

1)     Création et philosophie grecque.

 

Les philosophes grecs avaient déjà, plusieurs siècles avant JC, commencé à réfléchir sur la genèse du monde, en essayant de proposer une logique raisonnable, à l’opposé des mythes.

Ainsi, Platon a publié au 4° siècle avant JC,  « le Timée »[2] qui est pour la première fois dans l’histoire, une approche scientifique de la genèse du monde.

Cet ouvrage renoue avec les projets de penseurs (les physiologues) qui, dès le VIe siècle av. J.-C., prennent le relais des poètes (ex : Hésiode – VIIIe siècle av. J.-C.) qui décrivaient l’apparition et l’évolution de la réalité depuis le Chaos primordial jusqu’à leur époque.(mythologie)

Les philosophes grecs, avait donc beaucoup réfléchi à cette idée de la création, du Créateur ( Platon le nomme “le démiurge″) et même à l’immortalité de l’âme [3]

2)     l’Epitre de Clément

 

Le premier Père de l’Eglise (Père apostolique), à s’exprimer est le pape Saint-Clément à la fin du premier siècle.

 

Un conflit dans l’Eglise de Corinthe le pousse à écrire une longue lettre pour essayer de ramener à la raison une jeunesse qui a destitué les anciens presbytres.

Cette épitre est passionnante à plusieurs points de vue :

–         c’est le plus ancien texte chrétien qui ne soit pas contenu dans la Bible : il date probablement de 96-97. On dit que le pape Clément a connu des apôtres du Christ, et effectivement Jean, l’apôtre que Jésus aimait, est alors encore vivant.

–         C’est aussi l’Evêque de Rome, Clément, qui intervient dans l’Eglise de Corinthe, et c’est probablement une des premières fois que l’Evêque de Rome intervient dans un Evêché lointain, amorçant l’ascendant que celui-ci va prendre peu à peu sur tous les autres Evêques, qui en fera le pape de la religion catholique.

Enfin bien sûr, il y a tout le contenu de cette épître, qui est composé de  65 chapitres.[4]

La première partie est composée de longues parénèses contre l’envie et la jalousie à l’origine des dissensions Corinthiennes, et d’exhortations à l’humilité, à la concorde, à l’unité et à l’harmonie, ce qui était l’objectif de l’intervention. On y lit plus loin que l’ordre liturgique et hiérarchique dans l’Eglise est voulu par Dieu, ce qui condamne la destitution des presbytres.

Mais, ce sont les chapitres suivants qui nous intéressent particulièrement, car le pape Clément évoque Dieu, le Créateur et détaille toute l’harmonie et la perfection de la création.

Tout est si merveilleux dans cette épître, que l’on ne peut qu’admirer ce monde doux, équilibré, esthétique et mélodieux.

Cette épître de Saint-Clément est un magnifique chant de louanges à Dieu pour la beauté du cosmos.

Dans cet épître, Saint-Clément nous parle aussi de la prédestination, idée qui reviendra dans les réflexions théologiques au cours des siècles suivants, notamment dans l’école d’Alexandrie :« Nous ne sommes pas justifiés ni par notre sagesse, notre intelligence, notre piété, ni par nos œuvres…, mais par la foi par laquelle le Dieu tout puissant les a tous justifiés dès l’origine[5] »

 

Clément s’appuie solidement sur les Ecritures, mais, en bon lettré helléniste et latin, il ajoute dans sa description de la Création, des exemples et des maximes qui relèvent de Platon, de Sophocle, de Cicéron…

A l’aube du Second siècle, l’Eglise chrétienne se retrouve donc face à cette conception philosophique et théologique du monde, qui est une sorte de synthèse des écritures de l’ancien testament et de la philosophie grecque, avec notamment la métaphysique platonienne et les leçons morales du stoïcisme.

Alors, les Théologiens chrétiens vont prendre conscience qu’il y a un important contraste entre la théologie chrétienne d’une part, et le stoïcisme cosmologique et la métaphysique platonicienne d’autre part.

 

3)La créatio ex-nihilo et la creatio continua

Les théologiens chrétiens vont devoir confronter leur compréhension de la Création au modèle philosophique de Platon et des autres philosophes grecs.

Et c’est notamment sur la matière que la différence se fait.

Pour Platon, la matière existait et le Créateur (le démiurge) l’a transformé. Tandis que  les pères de l’Eglise affirment haut et fort le concept de « Creatio ex-nihilo ».(c’est à dire : création à partir de rien)

A partir du moment où le discours du Pape Clément semble rejoindre la pensée des philosophes grecs, les penseurs de l’église chrétienne, auteurs ecclésiastiques, et ceux considérés comme les Pères de l’Eglise, vont vouloir se réapproprier la pensée chrétienne, et s’arrêter sérieusement sur les différences qui sont fondamentales, et ce problème de la « matière » préexistante est essentiel : matière déjà existante mise en forme par le Créateur pour Platon, ou Création de toutes pièces pour les théologiens chrétiens.

Déjà, on trouvait cette idée de la création ex-nihilo dans l’Ancien Testament (Génèse, Sagesse, Macchabées)[6].

C’est Théophile d’Antioche (Père de l’Eglise, apologète du II° siècle) qui le premier prendra la défense de la Création ex-Nihilo, avec un texte qui est l’antithèse de Platon.[7]

Il insiste pour dire que « la puissance de Dieu se montre précisément quand il part du néant pour faire tout ce qu’il veut, à la façon dont il veut ».

La théologie qui prédomine en ce deuxième siècle est que Dieu est l’artiste suprême, et que la création se traduit par le commencement et la finalité de la matière, instaurée par Dieu.

Mais, le débat théologique a dû faire face aux philosophies grecs et romaines profanes : stoïcisme, épicurisme, platonisme..

Il va devoir aussi se faire au sein de l’Eglise, face aux hérésies,  notamment avec le marcionisme, le docétisme, le gnosticisme.

C’est Irénée de Lyon (évêque de Lyon au ll° siècle) qui va écrire deux textes contre ces hérésies[8]

Par exemple, contre Marcion qui estimait qu’il y avait 2 divinités : le mauvais Dieu créateur (de l’Ancien testament) et le Bon Dieu rédempteur (Celui du Nouveau Testament), Saint Irénée affirme  qu’il n’y a qu’un seul et même Dieu infiniment bon.

Saint Irénée  reparle de la créatio ex-nihilo, mais il développe aussi l’idée que la nature survit grâce à l’intervention constante de Dieu : c’est la notion de creatio continua. (c’est-à-dire : création continue, intervention continue de Dieu)

Le cosmos survit grâce à l’intervention constante de Dieu, pour amener l’homme vers la perfection.

Saint Irénée assimile l’œuvre de notre déification à celle de la création.

 

4)l’agir créateur de la Trinité

 

Les théologiens chrétiens vont alors se poser la question incontournable du rôle du Fils et du Saint Esprit dans la Création.

L’Ancien Testament l’annonçait déjà : « Par la parole de Yahvé les cieux ont été faits , et par le Souffle de sa bouche, toute leur armée  » (Ps 33, 6).

Il est question de l’Esprit dans la Genèse: »Or,la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l’abîme, et un souffle de Dieu agitait la surface des eaux  » (Gn 1, 2).

Sur le rôle créateur joué par le Verbe divin, l’apôtre Jean s’exprime au début de son Evangile :  » Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu, Il était au commencement auprès de Dieu, Tout fut  par Lui, et sans Lui, rien ne fut. » (Jn 1, 1-3).

Au ll°siècle, Saint Irénée  a dit que la participation du Christ à la Création est la condition de l’incarnation.

– Hilaire de Poitiers (315-363) [9]écrit que “c’est le Père qui commande, le Fils qui exécute, et l’Esprit qui harmonise″.

– Basile de Césarée (329-379)[10] insiste sur le rôle du Saint Esprit dans la Création.

 

Enfin le concile de Constantinople en 381 poursuit la réflexion dogmatique du premier concile de Nicée en proclamant la divinité du Saint-Esprit. Il établit un Credo désigné sous le nom de symbole de Nicée-Constantinople parce qu’il reprend en le retouchant légèrement le symbole de foi proclamé à Nicée.

La grande idée théologique est alors que la Création est l’œuvre de toute la Trinité :

Le Verbe et l’Esprit, pour reprendre l’image de saint Irénée de Lyon, sont « les deux mains » du Père (adversus haeresis) 8.

Cela signifie qu’à l’acte commun de la création, les Trois ont collaboré, Leur volonté est une, mais chacun agit à Sa façon.

« Le Père est le principe premier de tout existant, Le Fils, le principe de création, l’Esprit Saint le principe d’accomplissement, de telle sorte que par la volonté du Père tout existe, par l’action du Fils tout vient à l’être, par la présence de l’Esprit tout est accompli » (Basile de Césarée : Sur le Saint Esprit, 38). 12

« En d’autres termes, dans l’acte créateur, au Père est dévolu le rôle d’être le principe de tout, au Fils-Logos (Verbe) le rôle du démiurge-créateur, et l’Esprit Saint achève, c’est-à-dire amène tout le créé à son point de perfection. [11] »

 

5)l’Ecole d’Alexandrie

 

L’école d’Alexandrie fut sans aucun doute la première et la plus en avance des institutions d’études théologiques dans l’antiquité chrétienne.

Alexandrie avait depuis longtemps une vocation théologique (c’est là que fut traduite la “Septante”)

De fameux théologiens vont diriger cette école et entretenir la réflexion théologique. Nous citerons :

– Clément d’Alexandrie (#150-220) qui réfléchissait sur la  création continua et de la prédestination (la pronoïa)

« Dieu ne cessera jamais de faire le bien, même s’il a conduit chaque chose à sa fin » [12]

Clément nous parle des êtres bons « le fils de Dieu est au sommet de la hiérarchie des êtres bons »[13]

Selon Clément d’Alexandrie, les prédestinés sont les fidèles, les élus ; et par élus, il entend ceux qui se distinguent des autres par l’excellence de leurs vertus. Ce père de l’Eglise établit que la foi est libre, et qu’elle dépend de l’homme et de son choix.

– Origène (#185 ; #253) théologien qui lui a succédé, a laissé une œuvre considérable : certaines de ces idées ont été condamné par le concile de Nicée. (notamment pour ses affirmations sur la réincarnation, ou la pré-existence de l’âme..)

Il a marqué l’Eglise par ses idées sur la Parousie (doctrine de l’apocatastase), ou aussi par la lectio divina, relancée par le pape Benoît XVI en 2007.

Il a écrit à propos de la Trinité :

“Le Père donne l’être, le Fils donne la raison, et l’Esprit donne la sainteté″

Basile de Césarée viendra faire des séjours à l’école d’Alexandrie, ce qui explique une certaine communion de ses pensées et de celles de l’Ecole.

Après le IV° siècle et le concile de Constantinople, la réflexion continue.

Citons enfin Jean Philopon (490-575), qui soucieux de christianiser la philosophie grecque, a écrit plusieurs ouvrages théologiques et notamment : « La Création du monde » et « De la Trinité ».

En conclusion,

 

Ces siècles de réflexion théologique sur la Création et la Trinité, ont trouvé un certain aboutissement lors du Concile de Latran[14], en 1215.

Ainsi,  sera affirmé dans le dogme chrétien :

– la sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, consubstantiels et tout puissants,

– Dieu, Créateur de toutes les choses visibles et invisibles.

“..Père et Fils et Saint-Esprit, trois personnes, mais une seule essence, substance ou nature absolument simple.”

“…Unique principe de toutes choses, créateur de toutes les choses visibles et invisibles, spirituelles et corporelles,…″

C’est maintenant profondément inscrit dans le dogme chrétien.

Ainsi, on peut lire dans le « catéchisme de l’Eglise Catholique »[15]

« Insinuée dans l’Ancien Testament[16], révélée dans la Nouvelle Alliance, l’action créatrice du Fils et de l’Esprit, inséparablement une avec celle du Père est clairement affirmé par la règle de foi de l’Eglise : “ Il n’existe qu’un seul Dieu, Il est le Père, Il est Dieu, Il est le Créateur, Il est l’auteur, Il est l’Ordonnateur. Il a fait toutes choses par Lui-même, c’est-à-dire par son Verbe et par sa Sagesse”, “par le Fils et l’Esprit″ qui sont comme ses mains[17], La création est l’œuvre commune de la Trinité.


[1] Catéchisme de l’Eglise Catholique, 282.(2002)

[2] Le Timée de Platon (année #348 avant JC)

[3] le « Phédon » de Socrate (#383 avant JC)

[4] Epître de Clément (année #95)

[5] Epître de Clément, XXXII.

[6] Génèse (1), Sagesse (11 :17),Macchabées (2.7 :28)

[7] « Traité à autolyticus » de Théophile d’Antioche (année # 182)

[8] « adversus haeresis » de St Irénée de Lyon (année 188)

[9] « De Trinitad » Hilaire de Poitiers  (année 355)

[10] « Sur le Saint-Esprit » Basile de Césarée (année 375)

[11] Monseigneur Hilarion Alfeyev, Le mystère de la foi.

[12] Clément d’Alexandrie : Stromates V

[13] Clément d’Alexandrie : Stromates Vll, 2

[14] Concile du Latran IV, novembre 1215

[15] « Catéchisme de l’Eglise Catholique, 292 » (2002)

[16] Ps 33,6 ;104,30 ; Gn 1.2-3.

[17] St Irénée, haer 2.30.9

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